Joselito, le petit chanteur des années 50-60

Vous avez sans doute entendu parler de Jordy ou écouter sa chanson phare « Dur dur d’être un bébé ». Eh bien, voici le « Jordy espagnol », Joselito. Né en 1947, il commence sa carrière à l’âge de 10 ans (certes, c’est un peu plus que Jordy qui lui avait seulement 4 ans) et va durer une dizaine d’années, pendant laquelle il va également jouer dans de très nombreux films. Par la suite, à partir des années 70, il va tenter de faire de multiples come-backs sans jamais parvenir à intéresser suffisamment le public.

Ces enfants qui deviennent des stars très jeunes posent beaucoup d’interrogation et de problèmes moraux quant à leur manipulation et à leur bonheur réel. Leur vie est bien souvent tourmentée après avoir connu un succès trop facile et trop tôt.

Voici ce que donne la chanson « Campanera », sans doute la plus connue de Joselito :

Ecoutez également sa reprise de la chanson « Granada » :

En 2014, la chaîne de télévision espagnole « Trece » l’invitait pour parler de sa carrière et lui poser des questions que j’ai posé plus haut sur les jeunes enfants prodiges :

Le chanteur prodige a participé à de très nombreux films des années 50-60. Si vous souhaitez le découvrir, voici un coffret de ses films en noir et blanc qui devrait vous intéresser (lien d’affiliation Amazon) :

Et retrouvez un album édité en 2015 par Marianne Melodie qui regroupe 27 de ses plus grands succès :

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L’Espagne à l’Eurovision

A deux jours de la finale de ce concours européen de la chanson, les voix s’échauffent. Alors que les demi-finales commencent à éliminer des concurrents, l’Espagne est assurée d’aller en finale ce samedi, tout comme 4 autres pays (l’Allemagne, l’Italie, la France et le Royaume-Uni). Ceci est un acquis depuis 1999 car l’Espagne fait partie des « big five » (les plus gros contributeurs à l’organisation de cet événement).

Vous connaissez certainement le représentant de l’Espagne à l’Eurovision 2019. Et dans le cas contraire, nous vous le redonnons en fin d’article !

L’Espagne a remporté le concours à deux reprises : en 1968 (avec « La, la, la » par Massiel) et en 1969 (avec « Vivo Cantando » par Salomé).

En dehors de ces victoires, l’Espagne connaît une très grande disette depuis et squatte surtout les dernières places depuis une dizaine d’années. Voici un petit résumé de 55 ans de chansons espagnoles au concours de l’Eurovision (avec le nombre de points et la place finale) en 18 minutes. 1961 est la 6e édition de l’Eurovision, mais la 1e participation de l’Espagne :

Après avoir vu cette vidéo, deux chansons m’ont particulièrement interpellées : tout d’abord, celle des « Las ketchup », « Bloody Mary » en 2006, qu’on a bien évidemment pas eu l’habitude d’entendre dans ce registre et qui n’ont pas excellé. Et ensuite, celle de Pastora Soler en 2012, « Quédate conmigo » qui est impressionnante ! Je trouve très injuste sa 10e place finale tant la voix est exceptionnelle.

Depuis, en 2016, il y a eut Barei avec « Say yay ! » (22e position avec 77 points) :

En 2017, il y eut une catastrophe musicale pour bon nombre d’Espagnols. Manel Navarro a représenté le pays avec « Do It For Your Lover ». Le pays a terminé en dernière position avec 5 points. Il est fort possible que cette prestation contienne la plus horrible fausse note de l’histoire du concours (si vous voulez avoir des cauchemars, rendez-vous vers la fin de la chanson) :

Un mot à apprendre pour résumer cette prestation de Manel Navarro : « gallo », qui signifie « fausse note ». Bon après, il faut savoir aussi passer à autre chose et je vous invite grandement à écouter ses dernières productions qui sont un peu meilleures (bien que je ne sois pas un grand fan).

Sans être sensationnelle, la chanson de 2018 était nettement meilleure que celle choisie les années précédentes. Déjà parce que le retour à la langue espagnole était une nécessité absolue et que l’histoire d’amour racontée par les deux interprètes est belle. Amaia et Alfred méritaient mieux que leur 23e place sur 26 avec 61 points :

Et pour cette année, l’Espagne devrait logiquement remonter dans les classements. Même si je trouve l’interprétation des demi-finales un peu moins survoltée qu’à ses débuts et donc peut être moins adaptée à l’Eurovision (jugement personnel), je l’adore toujours autant (commentaire tout à fait subjectif de quelqu’un qui écoute ce type de chansons à longueur de journée) et je trouve qu’elle donne de l’énergie, de l’optimisme et envie de chanter :

En espérant que cette édition 2019 sourit un peu à l’Espagne qui a pris goût au bas du classement ces dernières années !

Pedro Guerra nous empoisonne positivement

Un jour, de la musique moderne; le suivant, de la musique ancienne. Ainsi vont mes goûts musicaux. Ils changent selon l’humeur, selon les découvertes. Et Pedro Guerra est une agréable surprise. Alors même que je trouve ses chansons un peu vieilles, manquant de modernité, je ne peux que lui reconnaître d’avoir fait des propositions musicales fortes et envoûtantes.

Cela va bientôt faire 25 ans qu’il chante à Madrid et son 1er est sorti en 1995 (il y a 24 ans) « Golosinas »; il en a désormais plus de 15 à son actif.

« Debajo del puente » est une chanson appartenant au 2ème album de Pedro Guerra « Tan cerca de mí » (1997) :

Les paroles de la chanson :
https://www.letras.com/pedro-guerra/911063/

Vocabulaire de la chanson :

Peunte : pont

Río : rivière, fleuve

Gente : gens

Abajo : en bas, en dessous

Arriba : en haut, au-dessus

Cosas pendientes : choses à régler, choses en cours

Lechuga : salade

Quiniela : pactole, prix

Atasco : obstacle, embouteillage

Agobiar : fatiguer

La prise : la précipitation, la vitesse

Pisar : marcher sur

Carteles : affiches

Tirón : mouvement brusque, crampe

« Contamíname » est un titre de son 1er album « Golosinas » (1995) :

Et avec une pointe de modernité, voilà ce que ça pourrait donner (cette version a été interprétée lors de la 7ème émission d’Operación Triunfo 2018) :

Pour aller plus loin sur le sujet :

Son album « Golosinas » est disponible en CD ou téléchargement MP3 sur Amazon (lien d’affiliation) :

Facebook de Pedro Guerra

Site internet de Pedro Guerra

Un article récent sur Pedro Guerra et sa tournée #Golosinas2018, et dans lequel il dit le contraire de ce que je pense : pour lui ses chansons ont bien vieilli

Et c’est notamment grâce à Pedro Guerra que Fran Perea est revenu l’année dernière avec un nouvel album, après 8 ans d’arrêt

Fran Perea est notamment l’interprête de la chanson « Uno más uno son siete » qui est dans le générique de la série « Los Serrano » :

Des cours de « tâches ménagères » dans un établissement scolaire espagnol

La nouvelle a fait beaucoup de bruit pendant quelques jours et s’est volatilisée parmi le flux constant d’informations. Les quelques réactions ont été très critiques envers cette mesure de ce collège espagnol, mais il faut dire aussi que les jugements ont souvent été faits en lisant uniquement le titre (gros problème de notre société et sujet souvent à désinformation). Il y a aussi la bêtise des médias français (et internationaux) qui accentuent le problème : ceux-ci déforment l’idée pour la rendre attrayante aux lecteurs.

Ces cours sont destinés exclusivement aux garçons, car nous sommes ici en présence d’un établissement exclusivement masculin. L’information a été reprise et traduite à la va-vite, mais il ne s’agit pas d’un collège, puisque ces cours sont destinés aux étudiants en 4° de la ESO, un niveau qui correspond à notre Seconde en France.

Allez j’arrête là le fact-checking et vous propose de regarder un reportage en galicien sur ces nouveaux cours qui vont être étudiés. Vous ne comprendrez pas tout, mais parfois certains mots vous seront familiers :

L’initiative a lieue au Colegio de Fomento Montecastelo (centre privé bilingue), dans la ville de Vigo (au Nord-Ouest de l’Espagne, dans la communauté autonome de Galice).

Ce cours « d’activités de la maison » permettra entre autres d’apprendre à repasser des vêtements, savoir coudre, bricoler et cuisiner.

Article en espagnol d’Atlantico.net

Article du journal local Vigo.es

Même si évidemment il ne devrait pas y avoir de cours pour faire réfléchir les garçons à l’égalité homme/femme et c’est dommage que cette initiative ait été conçue avec cet objectif; ces cours ont l’avantage d’apprendre des activités manuelles qui serviront à tout le monde et en toutes circonstances. Je regrette beaucoup qu’il n’y ait pas en France et partout ailleurs, des cours un peu plus manuels pour apprendre (en plus des cours théoriques) des activités indispensables comme la cuisine.

Un commentaire que j’ai lu sous l’article de Clarín.com et qui rejoint mon point de vue : « Te vas a reír pero hace 30 años en la escuela Juan crisostomo Lafinur había talleres de pintura, electricidad, cocina, corte y confección, tejido, carpintería y era para TODOS los chicos y chicas del colegio. En ellos te enseñaban todo lo básico para sobrevivir sea hombre o mujer.
No se trata de quien es mas hombre o mujer son cosas básicas que todos deberían saber para no depender de otros o pagar exorbitantes sumas por que te cambien un enchufe. »

Vocabulaire pour comprendre ce commentaire :

Taller : atelier

Corte y confección : couture

Carpintería : menuiserie

Enseñar : enseigner

Sobrevivir : survivre

Tratarse : s’agir de

Sume : somme, addition

Enchufe : prise de courant

Et vous, que pensez-vous de cette initiative de ce centre privé espagnol ? Devons-nous nous en inspirer ?

Así es la vida

Si vous recherchez des histoires qui sortent des sentiers battus pour apprendre l’espagnol, celles de la chaîne Youtube « Así es la vida » sont faites pour vous. Le concept mis en place par cette chaîne est de mettre en animation les histoires envoyées par les internautes. Et ces histoires sont des moments très marquants de leur vie.

La chaîne existe seulement depuis 5 mois mais connaît déjà un succès phénoménal : plus de 270 millions de vues au total et 1,8 million d’abonnés.

Les voix qui racontent les histoires sont posées et permettent de comprendre distinctement les mots. Une excellente manière d’entraîner son oreille à l’espagnol pour les débutants ou faux-débutants en espagnol.

Je partage avec vous deux histoires aujourd’hui, mais n’hésitez pas à aller regarder la très grande liste déjà disponible et écouter celles qui vous branchent le plus ! Cette première histoire parle d’un adolescent qui souhaite se venger de voleurs de colis, mais tout ne se passe pas comme prévu :

Vocabulaire de la vidéo :

Repartidor : livreur

Demorar : tarder

Cámaras de seguridad : caméras de sécurité / caméras de surveillance

Hogar : foyer

Investigar : enquêter

Castigar : punir

Descartar : éliminer, écarter

Arruinar : saccager

Grillo : grillon

Cucaracha : cafard

Tinta : encre

Disfrutar : profiter de

Manchas : taches

Ruido : bruit

Charco : flaque

Paquete : colis

Une deuxième histoire qui fait réfléchir et qui même si le message est beaucoup trop moralisateur, permet de prendre conscience une nouvelle fois de la chance que nous avons et qu’il existe des sentiments plus forts et plus importants que de posséder des objets de valeur :

Et toi, quelle est ton histoire préférée ? N’hésite pas à la partager avec nous dans les commentaires et à nous dire, si tu en as envie, pour quelles raisons elle te touche particulièrement.

Arnau Griso – Mil meses

Attention, si vous recherchez des chansons pessimistes, vous n’êtes pas au bon endroit. Cette version acoustique de « Mil Meses » de ce groupe espagnol Arnau Griso (composé d’Arnau Blanch et d’Eric Griso) est belle ô possible et va hypnotiser votre sens auditif !

Cette chanson fait partie de leur dernier album « Revolución Bananera » (2018) [cette information permet de comprendre leur site internet que je vous partage plus bas dans cet article]. Le titre le chanson fait référence à un nombre de mois approximatif pour lequel nous sommes sur Terre. Pendant ce temps, on peut jouer avec la vie, avec son soi-disant karma et surtout « no aceptar [su] derrota » :

Les paroles de la chanson :
https://www.musica.com/letras.asp?letra=2409013

Vocabulaire de la chanson :

Comprar : acheter

Querer : vouloir

Niño : enfant

Curso : cours, direction

Pena : tristesse

Musgo : mousse

Bañera : baignoire

Primavera : printemps

Risa : rire

Hacer una cobra : faire une esquive, esquiver

Suspender : rater, échouer, être recalé

Carné : permis

Multa : amende

Demasiado : trop

Derrota : défaite

Hundirse : plonger, couler

Plan de pensiones : fonds de retraite

Mayores : personnes âgées

Enseñar : apprendre, enseigner

Duda : doute

Madurar : mûrir

Edad del pavo : {fam} âge bête, adolescence

Pour aller plus loin sur le sujet :

Le site internet complètement déjanté d’Arnau Griso : https://arnaugriso.com/home

Ecoutez également sa chanson « Para que el mundo lo vea » !

Son insta / Son Facebook

Si vous souhaitez acheter l’album « Revolución Bananera » d’Arnau Griso dans lequel vous retrouverez « Mil Meses » et 11 autres chansons, n’hésitez pas à passer par ce lien d’affiliation Amazon :

L’espagnol par l’image [8]

8e partie de cette série « l’espagnol par l’image » où nous apprenons ou révisons du vocabulaire espagnol grâce à des images :

Connaissiez-vous tous ces mots ? N’hésitez pas à nous dire dans les commentaires ce que vous pensez de cette série d’articles pour apprendre le vocabulaire espagnol par l’image. Y-a-t-il des mots que vous voudriez connaître ?

Si tu souhaites voir en exclusivité les nouveaux mots, n’hésite pas à nous suivre sur Facebook !

A très vite sur vocabulaire-espagnol.com pour de nouveaux mots espagnols illustrés !

Si vous aimez cette série d’articles où on apprend du vocabulaire grâce aux images, je vous recommande vivement la série de livres des éditions Usborne et notamment cet imagier qui semble faire consensus auprès de ses acquéreurs (lien d’affiliation Amazon) :